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Un Dieu qui prend plaisir en toi

Un Dieu qui prend plaisir en toi

Quitter la peur et le refuge caché pour venir au Père comme des enfants aimés

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NotesRésumé

L'Évangile renverse la peur qui dit : « Je dois devenir saint avant de pouvoir être aimé. » En Jésus, Dieu nous reçoit d'abord et nous forme dans cet amour. Ainsi, nous ne grandissons pas comme des personnes qui essaient de se cacher, mais comme des enfants qui apprennent à revenir au Père.

  • La sainteté n'est pas la condition pour être aimé ; elle est le fruit qui grandit dans l'amour
  • En Jésus, nous sommes d'abord reçus comme des enfants
  • L'Évangile nous donne le courage de venir au Père

Guide d'étude : Le Dieu qui prend plaisir en nous

Ces questions aident à quitter l'image d'un Dieu toujours en colère pour revenir au Père qui nous reçoit d'abord en Jésus.

Que renverse l'Évangile ici ?
L'Évangile renverse la peur selon laquelle nous devrions d'abord devenir saints pour pouvoir être aimés. En Jésus, Dieu nous reçoit d'abord, et la sainteté grandit comme le fruit de cet amour.
Quel courage l'amour du Père donne-t-il ?
Il donne le courage de cesser de se cacher et de venir honnêtement à Dieu. Être aimé en premier ne rend pas négligent ; cela rend la restauration possible.

Essai

"Nous ne sommes pas aimés parce que nous sommes saints; nous pouvons devenir saints parce que nous sommes aimés." La phrase semble simple, mais cet ordre peut changer toute notre manière de vivre devant Dieu. Quand la sainteté devient la condition pour être aimé, la foi devient vite inquiète. Mais quand l’amour vient en premier, la sainteté n’est plus une image que l’on fabrique de force pour être approuvé par Dieu. Elle devient un fruit qui pousse naturellement dans l’amour.

Beaucoup de personnes portent au fond d’elles l’impression que Dieu est toujours en colère contre elles. Elles confessent que Dieu est amour, mais quand elles se tiennent réellement devant lui, une autre pensée monte d’abord: Dieu doit être mécontent de moi, ou bien: je l’ai encore déçu. Alors s’approcher de Dieu ne semble pas libre. Quand tout va bien, elles osent peut-être s’approcher un peu. Quand elles échouent, elles veulent plutôt se cacher.

L’Évangile ne nous laisse pas avec cette image de Dieu. En Jésus-Christ, Dieu nous a d’abord accueillis, il a fait de nous ses enfants, et il nous a appelés dans son amour. Nous devons encore nous repentir, grandir et être sanctifiés. Mais ce changement ne commence pas quand nous essayons de prouver que nous méritons l’amour de Dieu. Il commence quand nous venons à Dieu comme des personnes déjà aimées en Christ.

C’est pourquoi la justification et l’adoption viennent d’abord. Dieu n’attend pas que nous soyons assez saints pour enfin nous recevoir comme ses enfants. Il nous déclare d’abord justes et nous accueille comme les siens. Ensuite, dans la maison du Père, nous commençons à grandir. Nous ne changeons pas pour devenir des enfants; nous commençons à changer parce que nous sommes déjà devenus ses enfants.

Quand cet ordre est inversé, la foi devient facilement légaliste. Nous avons l’impression de devoir être saints pour être aimés, bien faire pour être acceptés, et ne pas échouer pour nous approcher de Dieu. Alors la repentance ne ressemble plus au chemin du retour vers la vie. Elle ressemble à l’entrée dans un lieu où l’on va être grondé. Au lieu de courir vers Dieu avec notre péché, nous le cachons et nous faisons semblant d’aller bien.

Mais quand nous connaissons le Dieu qui se réjouit de nous, notre réponse change. Si nous croyons que Dieu nous accueille en Jésus, nous pouvons aller vers lui même après avoir échoué. Cela ne veut pas dire prendre le péché à la légère. Cela veut dire que nous pouvons le traiter plus honnêtement. Celui qui a peur de perdre l’amour a du mal à mettre son péché en lumière. Celui qui se sait aimé peut venir à Dieu avec son péché, le confesser et être restauré.

La sainteté reste importante. L’Évangile n’est pas une permission de vivre n’importe comment. Mais la racine de la sainteté change. Ce n’est plus une sainteté tenue par la peur. C’est la sainteté d’une personne aimée qui commence à désirer ressembler à Dieu. Savoir que Dieu se réjouit de nous ne nous rend pas légers spirituellement; cela nous donne envie de nous approcher davantage de lui.

Cet ordre compte aussi beaucoup dans le ministère et l’accompagnement. Si nous perdons l’Évangile, nous pouvons rendre les gens plus stricts sans forcément les rapprocher de Dieu. Un bon ministère ne laisse pas l’impression que Dieu est toujours en colère. Il parle du péché tout en ouvrant le chemin du retour vers Dieu. Il parle de sainteté comme d’une sainteté qui grandit depuis la place de ceux qui sont aimés.

Au bout du compte, le Dieu que nous devons contempler est le Père qui nous accueille et se réjouit de nous par Jésus-Christ. Quand une personne rencontre ce Père, elle ne traite pas le péché comme une petite chose. Elle reçoit plutôt le courage de ne plus se cacher et de venir devant le Seigneur. La sainteté n’est pas la condition pour être aimé; elle est le fruit qui pousse dans la vie de quelqu’un déjà aimé dans les bras du Père.

Notes de contenu

1. La sainteté n’est pas la condition pour être aimé

Le point de départ est clair. Nous ne sommes pas aimés parce que nous sommes saints; nous pouvons devenir saints parce que nous sommes aimés. La sainteté n’est pas une condition que l’on accumule pour gagner l’amour, mais le fruit qui sort d’une personne déjà aimée. C’est la différence entre une pensée de salut par les œuvres et l’Évangile.

2. La justification et l’adoption précèdent le changement de vie

Il y a une raison pour laquelle l’étude biblique traite d’abord la justification et l’adoption. Parce que Dieu nous déclare justes et nous reçoit comme ses enfants, le changement de vie devient ensuite possible. L’identité vient d’abord; les actes sont la réponse qui naît de cette identité.

3. La foi commence par ce que Dieu a fait, non par mes résultats

La première question n’est pas de savoir si j’ai bien réussi, mais comment Dieu m’a accueilli en Christ. Une personne aimée peut commencer à aimer, et une personne accueillie peut marcher vers la sainteté sans se cacher.

4. L’image d’un Dieu toujours en colère durcit la foi

Beaucoup imaginent Dieu déçu, irrité, prêt à dire: encore? Quand cette image devient normale, on peut paraître pieux extérieurement tout en évitant Dieu intérieurement.

5. Une atmosphère légaliste rend la repentance pesante

Si Dieu est seulement ressenti comme quelqu’un de terrifiant, la repentance devient une manière d’éviter la punition, non un chemin vers la vie. Le cœur perd sa liberté et se cache davantage après l’échec.

6. L’Évangile nous montre un Dieu qui se réjouit

En Jésus, le chemin vers Dieu est ouvert. Puisque la question du jugement et de la peur a été traitée en Christ, Dieu ne repousse pas loin ceux qui sont en Christ. Il regarde son peuple avec joie et affection.

7. Nous devons entrer dans la logique de la nouvelle alliance

La sainteté ne disparaît pas, mais son point de départ change. Nous ne la cherchons pas comme des serviteurs effrayés qui veulent éviter le rejet, mais comme des enfants aimés et reçus en Christ.

8. Celui qui connaît le Dieu qui se réjouit court vers lui

Quand quelqu’un est assuré que Dieu l’accueille en Jésus, il va vers Dieu même après avoir mal agi. Cela ne signifie pas prendre le mal à la légère, mais répondre à l’Évangile en allant vers Dieu pour être restauré. Parce qu’il fait confiance à Dieu, il peut courir vers lui au lieu de se cacher.

9. Les duretés culturelles doivent aussi être guéries par l’Évangile

Dans certaines cultures de foi, on s’approche de Dieu comme si l’on attendait d’être grondé par un ancien. Le discipulat de l’Évangile doit retrouver la liberté de s’approcher de Dieu avec joie en Christ.

10. La liberté de s’approcher de Dieu est un fruit de l’Évangile

La liberté n’est pas l’insouciance. Elle signifie que le cœur ne fuit plus Dieu par peur, mais se tourne vers lui parce que Jésus a ouvert le chemin.

11. La sanctification est la croissance d’une personne aimée

Nous devons grandir en sainteté. Mais ce n’est pas pour devenir aimés. Nous courons vers le but parce que nous sommes déjà aimés. La sanctification n’est pas une autojustification anxieuse; c’est la croissance d’une personne aimée qui grandit dans l’amour.

12. Un serviteur de l’Évangile conduit les personnes vers Dieu

Un serviteur ne transmet pas seulement des règles ou des connaissances bibliques. Il comprend l’Évangile et conduit les personnes vers Dieu. Sans l’Évangile, le ministère devient vite lourd et légaliste.

13. Un bon ministère ne rend pas les personnes plus craintives devant Dieu

Un bon ministère ne pousse pas les gens à se cacher davantage. Il parle de sainteté comme de la sainteté des aimés, et de repentance comme du chemin de retour vers le Père.

14. La conclusion est de regarder le Père qui se réjouit de nous

Un ministère qui édifie par l’Évangile ne laisse pas Dieu comme une figure toujours en colère. Il montre le Père qui nous accueille et se réjouit de nous en Jésus-Christ. Quand nous rencontrons ce Dieu, nous ne traitons pas nos problèmes à la légère; nous recevons plutôt le courage de ne pas nous cacher, mais de venir honnêtement devant le Seigneur pour être restaurés.

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